Le bébé qui n’avait jamais souri


Le bébé qui n’avait jamais souri

Ghyslain Poisson




Par Ghyslain Poisson


Les êtres humains aiment jouer, ils en ont besoin. Cela peut sembler étrange, mais un jeu comme le golf répond à un besoin fondamental chez l'Homme (chez la femme aussi!). Mais qu'est-ce qui nous plaît tant dans l'acte de frapper une balle de golf? Pour tenter de répondre à cette question, un auteur américain, Bob Cullen, a écrit un livre fort intéressant : « Why Golf? ».


Il y relate l'histoire d’un bébé né aveugle qui, souffrant d'un important retard de développement n'avait jamais souri. Des spécialistes du comportement tentèrent de le stimuler par le bruit, à l'aide d’une clochette. BébéSans succès. En désespoir de cause, on relia la clochette à une des chevilles du bébé au moyen d’une corde. Par inadvertance, il bougea la jambe, et la clochette retentit. Il remua encore la jambe, la clochette retentit de nouveau. Jambe-clochette, jambe-clochette. Puis, enfin il sourit. Qu'est-ce qui l’avait fait sourire? Le simple bruit de la clochette? Non, ce qui l’avait fait sourire n'était pas le son de la clochette, mais plutôt le fait qu'il soit, lui, à l’origine du son de la clochette. Il souriait parce qu'il venait de découvrir qu'il pouvait agir sur son environnement, qu'il pouvait le manipuler, le contrôler et il aimait cela.


Cette expérience nous permet de comprendre que les êtres humains éprouvent du plaisir à agir sur leur environnement. Avoir le contrôle leur permet de se sentir compétents et ils adorent ça. Et c'est ce que les golfeurs de tous calibres aiment par-dessus tout : avoir le contrôle de leur balle. C'est tellement agréable de voir sa balle s'envoler droit et loin au centre de l'allée. Ou encore de la voir rouler sur le vert, s'approcher du trou et courber doucement pour disparaître au fond de la coupe.


Mais le contrôle ne s'obtient pas facilement au golf. Le parcours comporte de nombreux obstacles et pour avoir le dessus, il faut faire preuve d’une grande habileté. C'est parfois difficile, frustrant, exaspérant. Et selon moi, c'est très bien comme ça. C'est ce qui fait la difficulté du golf et c'est aussi ce qui fait son charme. C'est ce qui me donne envie de pratiquer, de m'investir, de m'améliorer. Et je sais que cette année encore, j'aurai de nombreuses occasions de m'améliorer. Car mes coups pourront toujours être être plus loin, plus droits, plus précis. J'ai hâte!

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